Justice

Trafic de médicaments : les enquêtes bondissent de 43 % en 2024

En 2024, le marché de rue des médicaments stupéfiants et assimilés atteint un niveau record. D’après le ministère de l’Intérieur, 5 521 enquêtes pour infractions, vols, recels ou soumissions chimiques ont été ouvertes, contre 3 862 en 2023, soit une hausse de 43 %, selon une note de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiée en février 2026.

  • sebboy12/IStock
  • 26 Fév 2026
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    L’OFDT indique que la kétamine, la prégabaline, la méthadone et la morphine concentrent à elles seules 80 % des faits recensés. La méthadone est particulièrement dynamique, avec une progression de 94 % sur la période. Les ventes illicites se font sous des formats variés, à l’unité, à la plaquette ou à la boîte, le plus souvent près des gares et dans les quartiers populaires, parfois à proximité des officines.

    Livraisons via applis, meetups et envoi postal

    Au-delà de ces substances, d’autres molécules dispensées en officine apparaissent dans les circuits de revente. "D’autres substances telles que la codéine, l’oxycodone, le tramadol ou diverses benzodiazépines circulent également, selon des modalités variables incluant la livraison via les applications, les meetups (mises en relation de personnes partageant le même centre d’intérêt, NDLR) ou l’envoi postal, sans structuration durable de la vente de rue", observe l’OFDT.

    Les prix rapportés varient selon le revendeur, le profil de l’acheteur, la concurrence ou le moment de la journée. L’OFDT évoque notamment, à l’unité, 2 à 3 euros pour une gélule de prégabaline 300 mg ; 5 euros pour un flacon de méthadone 60 mg et 3 à 5 euros pour une gélule de 40 mg ; 3 à 10 euros pour une gélule de morphine 100 ou 200 mg ; 2 à 5 euros pour un comprimé de buprénorphine 8 mg.

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